Donald Trump exhorte d'autres pays à envoyer des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, quinze jours après le début de la guerre illégale contre l'Iran


14.03 à 18h24

Fin du direct 

C’est la fin de ce direct, merci d’avoir été présents. Rendez-vous demain matin pour continuer à suivre l’évolution de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les États-Unis et Israël. 

14.03 à 18h14

Iran : attaque meurtrière à Ispahan

Un missile s’est abattu sur une zone industrielle de la ville d’Ispahan. Selon une source médiatique iranienne, l’attaque a fait 15 morts.

14.03 à 18h09

L’armée jordanienne dit avoir intercepté 79 missiles et drones iraniens en une semaine

Dans un communiqué, l’armée jordanienne a informé samedi que « 85 missiles et drones » avaient été tirés depuis l’Iran vers son territoire au cours de la semaine écoulée, visant des « sites vitaux ».

79 de ces projectiles ont été interceptés, tandis que cinq drones et un missile sont tombés sur le territoire jordanien a indiqué l’armée.

Un porte-parole de la Direction de la sécurité publique a déclaré que 93 débris de missiles et de drones étaient tombés dans la majorité des gouvernorats durant la semaine écoulée, faisant neuf blessés.

Samedi dernier, un responsable militaire jordanien avait accusé Téhéran d’avoir pris pour cible des installations stratégiques du pays, affirmant que 119 missiles et drones avaient été tirés vers la Jordanie durant la première semaine de la guerre.

14.03 à 17h53

Des milliers d'Italiens ont protesté à Rome contre la guerre au Moyen-Orient et le silence complice de Meloni

Plusieurs milliers de personnes ont participé à une manifestation samedi à Rome contre la réforme judiciaire du gouvernement portées par la dirigeante d’extrême droite, Giorgia Meloni qui sera soumise à référendum le week-end prochain.

Cette marche dans la capitale italienne a également permis de dénoncer la position du des autorités italiennes sur la guerre au Moyen-Orient.

Les manifestants ont brandi des banderoles proclamant « Non au gouvernement Meloni », « Non à la guerre », ainsi que quelques drapeaux cubains, iraniens et palestiniens.

Ils ont également condamné la proximité idéologique et diplomatique de Gorgia Meloni avec Donald Trump, même si Rome n’est pas directement impliqué dans le conflit.

Un petit groupe a mis le feu à des affiches montrant Meloni et Trump ensemble, a constaté un photographe de l’AFP.

14.03 à 17h39

La Turquie redoute que Netanyahou « puisse commettre un nouveau génocide » au Liban

Le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, a déclaré samedi redouter que le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, « ne s’engage dans un nouveau génocide sous prétexte de lutter contre le Hezbollah ». Il a exhorté la communauté internationale à « prendre des mesures immédiates ».

Hakan Fidan, a également indiqué qu’Ankara discutait avec l’Iran sur les contradictions entre les déclarations officielles et les données concernant les missiles tirés en direction de la Turquie.

Les responsables iraniens ont nié toute responsabilité dans ces incidents.

14.03 à 17h31

Téhéran affirme que le détroit d'Ormuz n'est fermé qu'aux "pétroliers et navires ennemis"

A Téhéran, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré samedi que le détroit d’Ormuz n’était fermé qu’aux « pétroliers et navires des ennemis et de leurs alliés », selon les médias d’État iraniens.

Abbas Araghchi a néanmoins averti que l’Iran riposterait à toute attaque contre ses installations énergétiques en ciblant les installations des entreprises américaines dans la région ou celles dans lesquelles les États-Unis détiennent des parts. Il a ajouté que l’Iran agirait avec prudence pour éviter de frapper des zones peuplées.

S’il avait laissé entendre le contraire, Donald Trump a affirmé auprès de la chaîne NBC News que le déploiement au sol de soldats états-uniens « est une perte de temps ». Le locataire de la Maison Blanche estime que Téhéran a « tout perdu ». Le tout avec le soutien du Sénat états-unien, qui a rejeté, mercredi 4 mars, une possible limitation des pouvoirs du président dans la guerre qu’il a déclenché avec Israël. Les États-Unis continuent donc d’aider Tel-Aviv dans leur conflit régional, où le Liban comme l’Iran sont ravagés par des bombardements incessants depuis sept jours. Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, affirme ainsi que le secrétaire à la Défense états-unien, Pete Hegseth, lui a intimé de « continuer jusqu’au bout ».

Le tout avec le soutien d’une majorité de leurs alliés occidentaux. Emmanuel Macron l’a à nouveau démontré dans la soirée du mardi 3 mars, au cours d’une allocution télévisée, lorsqu’il a attribué la « responsabilité première » de cette guerre à Téhéran, tout en déplorant « des opérations militaires (des États-Unis et d’Israël, N.D.L.R.) conduites en dehors du droit international ». Malgré l’illégalité de cette intervention armée, le dirigeant français a annoncé l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la zone. Une position réaffirmée depuis Chypre lundi 9 mars. Emmanuel Macron y a affirmé préparer avec ses partenaires une future mission « purement défensive » pour rouvrir le détroit d’Ormuz et annoncé le déploiement de plusieurs bâtiments.

Mojtaba Khamenei a été désigné, dimanche 8 mars, nouveau Guide suprême et succède ainsi à son père, Ali, tué par Israël et les États-Unis. L’Iran s’est dit prêt dans la foulée à « au moins six mois de guerre intense ». « Je ne suis pas content », a de son côté fait savoir Donald Trump, avant d’annoncer que la guerre prendrait fin par une décision « mutuelle » avec le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Ce dernier a lui déclaré samedi qu’Israël continuera de frapper l’Iran avec « toute » sa « force » pour « éradiquer le régime » suivant un « plan méthodique ».

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