La mort de Quentin D., une tragédie honteusement récupérée par la galaxie réactionnaire


Quentin D., militant identitaire de 23 ans grièvement blessé ce jeudi 12 février à Lyon (Rhône), est mort, a annoncé le parquet, samedi 14 février. Précisant d’autre part que l’enquête préliminaire qui avait été ouverte pour violences aggravées est élargie aux faits suivants : « coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances ». À savoir, « réunion, usage d’arme et mis en cause dont le visage est dissimulé ».

« Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï, a réagi Emmanuel Macron sur X. En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifiera jamais que l’on tue. » Une indignation et une émotion partagées par l’ensemble des représentants politiques, de droite comme de gauche. « Dans une démocratie, personne ne devrait mourir pour ses idées », a déploré Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. « Un drame. Une famille en deuil, des proches bouleversés. Il faut arrêter avec cette violence en politique qui mènera toujours à des tragédies. Que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue », a communiqué Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Pour l’heure, les responsables de sa mort n’ont pas été identifiés. Tout juste sait-on qu’elle aurait été provoquée par des affrontements entre membres de groupuscules identitaires et militants antifascistes. D’où la prudence du parquet de Lyon, dans ses communications, sur le déroulé des faits comme sur les potentiels suspects. Une modération dont ne s’embarrasse pas le collectif fémonationaliste Némésis.

Au micro de France Inter, lundi 16 février, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que Quentin D. avait été victime d’« un lynchage à coup sûr », mais a refusé d’utiliser le terme de « guet-apens », utilisé par la défense de la...