Face cachée de personnalités décédées : la justice de l’Eglise peut-elle s’en laver les mains ?


Prêtre du diocèse de Nantes, ancien doyen de la faculté de théologie d’Angers (UCO, 2013-2016) puis de la faculté de droit canonique de Paris (ICP, 2016-2025). Professeur de droit canonique à l’ICP.
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Fresque à l’entrée d’un centre Emmaüs à Carcassonne (Aude), sur laquelle l’Abbé Pierre a été effacé après des révélations d’accusations sexuelles de sa part.
Fresque à l’entrée d’un centre Emmaüs à Carcassonne (Aude), sur laquelle l’Abbé Pierre a été effacé après des révélations d’accusations sexuelles de sa part. PATRICE CARTIER / Hans Lucas via AFP
« Juger les vivants et les morts », tel est le titre d’un colloque porté par la Faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris. Le père Ludovic Danto, l’un de ses organisateurs, s’interroge sur le fait de rendre justice alors même que les accusés ne peuvent plus répondre de leurs actes.

Le droit canonique, comme tous les droits issus de l’époque moderne, est questionné de manière nouvelle devant l’inouï : des hommes morts en odeur de sainteté – ainsi de l’Abbé Pierre à la fois saint religieux et saint laïc – se révèlent, par-delà la mort, autres. Et leur face cachée remet en cause ce qu’ils étaient pour chacun, en tous les cas pour tous ceux qui n’avaient pas subi leur part d’ombre.

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