« J’ai choisi de rentrer en Syrie » : le pari fou de Kinan, exilé en France depuis 13 ans


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Kinan Al Koudsi, sur la statue renversée d’Hafez Al Assad, le père de Bachar, à Deir Atiyah, au nord de Damas, le 19 octobre 2025.
Kinan Al Koudsi, sur la statue renversée d’Hafez Al Assad, le père de Bachar, à Deir Atiyah, au nord de Damas, le 19 octobre 2025. Pauline Gauer pour La Croix L’Hebdo / Pauline Gauer
Un an après la chute de Bachar Al Assad, plus d’un million d’exilés sont de retour en Syrie. Kinan Al Koudsi, qui vivait en France depuis treize ans, est l’un d’eux. Rentré mi-octobre à Damas, il nous a accueillis dans la foulée. Nous l’avons suivi pendant cinq jours. Comment les autres, il fait face à deux défis : reconstruire son pays et réinventer sa vie.

Ce 12 octobre au soir, Kinan vient tout juste de boucler ses valises. Le trentenaire en est au stade du vertige, à ce moment précis où il s’agit d’imaginer la suite de sa vie. Après plus d’une décennie en France, il rentre demain en Syrie avec la ferme intention de s’y installer pour de bon. Lorsqu’on le retrouve ce soir-là, dans un bar parisien, on l’assaille de questions tous azimuts : Quels sont ses projets là-bas ? À quel accueil s’attend-il ? Et si le pays n’est pas à la hauteur de ses attentes ? On lui pose plus de questions qu’il n’a de réponses. « Viens voir toi-même, lance-t-il. Viens en Syrie quelques jours, tu verras à quoi ça ressemble la vie d’un exilé qui rentre au pays. » Banco !

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