« Nuit du bien commun » perturbée : enquête ouverte, trois policiers légèrement blessés


Manifestation contre le gala de la Nuit du Bien Commun aux Folies Bergère à Paris, le 4 décembre 2025.
Manifestation contre le gala de la Nuit du Bien Commun aux Folies Bergère à Paris, le 4 décembre 2025. BASTIEN OHIER / Hans Lucas via AFP
La préfecture de police de Paris a ouvert une enquête vendredi 5 décembre, après les perturbations de la « Nuit du bien commun » à Paris. Trois policiers ont été légèrement blessés. Une manifestation avait été organisée pour protester contre gala de charité cofondé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin.

Une enquête a été ouverte pour « identifier le ou les auteurs » qui ont légèrement blessé trois policiers lors de la « Nuit du bien commun » organisée par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin aux Folies Bergère, a indiqué vendredi 5 décembre la préfecture de police de Paris.

Trois policiers ont été légèrement blessés jeudi soir lors de tirs de mortiers d’artifice depuis le toit de la salle et sept personnes ont ensuite été interpellées « pour dégradations, rébellion et participation en vue de commettre des délits », a détaillé la préfecture de police (PP).

Fondé en 2017, le gala de collecte de dons « Nuit du bien commun » était organisé dans le centre de Paris et environ 450 personnes étaient présentes. En parallèle, un rassemblement, « déclaré » a précisé la PP, a également eu lieu à proximité de la célèbre salle de spectacle parisienne, à l’appel de plusieurs organisations syndicales et collectifs opposés à cet événement.

« Un dispositif de police était mis en place pour permettre l’accès du public à la salle de spectacle et sécuriser la manifestation déclarée », explique encore l’instance.

Or, selon la préfecture de police, vers 21 heures, « des incidents ont été signalés par le service de sécurité de la salle de spectacle » et trois personnes ont été remises aux forces de l’ordre « pour jets de boules nauséabondes à l’intérieur de la salle ».

Un peu plus tard, une quarantaine de personnes, masquées et vêtues de noir « pour la plupart », se sont regroupées avant de tenter de dresser une barricade à l’aide de barrières et d’allumer des feux. Sept autres personnes ont alors été interpellées avant que le calme ne revienne à 23 h 30.