Inflation américaine : comment les 2,8 % de l'indice PCE peuvent débloquer la Fed


Alors que les États-Unis naviguent plus ou moins, à l’aveugle depuis octobre dernier, faute de statistiques pour cause de shutdown budgétaire, c’était « le » chiffre le plus attendu par les marchés financiers, considéré comme un des rares indicateurs fiables pour juger de la bonne santé de l’économie américaine.

Publié avec retard, l’indice des prix de la consommation aux États-Unis (PCE) ressort, pour le mois de septembre, légèrement inférieur aux attentes, en hausse de 2,8 % en rythme annuel, contre 2,9 % attendu par le consensus. Sur un mois, il progresse de 0,3 %, en ligne avec les attentes. Quant à l’indice « core » (hors énergie et alimentation), il est même légèrement en dessous des anticipations, à 2,8 % également.

De quoi donc rassurer les marchés financiers et consolider le pronostic d’une prochaine baisse des taux fédéraux par la Réserve fédérale le 10 décembre prochain. Selon l’indicateur FedWatch/CME, la probabilité d’une baisse de 25 points de base la semaine prochaine est de 87 % ce vendredi.

Signaux contradictoires

De fait, les investisseurs sont ballottés depuis des mois par des signaux contradictoires. La dernière enquête ADP sur les créations d’emploi a ainsi jeté un froid, confirmant la forte dégradation de marché de l’emploi. Il fait état de la perte nette de 32 000 emplois en novembre alors que les économistes s’accordent sur la nécessité de créer en net au moins 80 000 emplois pour stabiliser le taux de chômage.