Quand l'IA analyse la maturité RSE des entreprises bretonnes


« Le meilleur des déchets n’est pas celui qu’on recycle, c’est celui qu’on ne crée pas. Aujourd’hui, la production textile à l’ancienne ne serait pas soutenable économiquement. En optant pour une machine qui fait baisser le taux de déchets à 2%, nous avons pu créer près de 40 emplois à Saint-Malo. La notion de responsabilité sociétale de l’entreprise est constitutive de l’existence de 3D-Tex ».

Associé fondateur de cette jeune entreprise spécialisée dans le tricotage 3D et sans coutures, Marc Sabardeil en est convaincu : la réindustrialisation est particulièrement compatible avec une technologie vertueuse et une stratégie RSE pensée très en amont.

Donner du sens pour faire avancer un projet

S’exprimant, jeudi 4 décembre, dans le cadre de l’Imagine Summit, évènement annuel organisé par La French Tech Rennes Saint-Malo (Le Poool), l’industriel breton soutient l'idée que la notion de responsabilité fait grandir les start-up et les petites entreprises.

Malgré une production à 50% plus cher qu’en Asie, 3D-Tex, confectionne 120 à 150 000 pièces de tricot par an (pulls, écharpes, bonnets…) en tant que sous-traitant pour des marques (Sézane, Jules, Décathlon…) ou pour son propre label Cézembre. Elle emploie 37 personnes.

Alors que le rendez-vous de l’écosystème tech rennais et breton a décliné le thème de « L’innovation désirable », cette PME illustre comment son engagement environnemental, dans un marché qui a retrouvé les travers du « monde d’avant, avec des donneurs d’ordre focalisés sur leurs marges » et où 30 % des déchets générés sont impossibles à recycler, donne du sens pour faire avancer le projet.

« C’est à la fois un bienfait pour les collaborateurs, et cela permet aussi de recruter. La RSE a un impact réel sur le modèle de gouvernance. Et en termes de financement, il faut savoir que plus les banques financent la décarbonation moins elles achètent cher sur le marché », a pour sa part abondé Gwenaëlle Carfantan. Fondatrice et directrice générale d’Urban Think, plateforme digitale au service de la transition écologique, elle est intervenue lors de la présentation d’une étude inédite menée par Le Poool et l’entreprise 2050analytics.