Energies renouvelables : 250 projets bretons soutenus par le volet régional du Fonds Chaleur d’ici à 2027


À Saint-Sauveur des Landes, en Ille-et-Vilaine, la scierie Grouazel, fondée en 1910, est l'une des cinq plus importantes scieries de feuillus de France. Forte de 49 salariés, elle scie 20.000 m3 de grumes par an, en intégrant sur place toutes les étapes de transformation. Une production coûteuse en énergie fossile. Pour remplacer une chaudière à biomasse (fioul ou gaz) en bout de course, la scierie s'est équipée, en fin d'année dernière, d'une nouvelle chaudière bois.

D'une puissance de 800 kilowatts et autonome, elle revalorise les résidus de matière bois. Cet investissement de plus de 700.000 euros va permettre à la scierie de chauffer 4.200 m2 de menuiserie et douze séchoirs à bois tout en de réduisant significativement ses émissions de CO2 et ses dépenses énergétiques.

La petite entreprise bretonne fait partie de ces structures de taille modeste, associations, artisans et agriculteurs, aidées par le Fonds chaleur de l'Ademe, qui encourage les sociétés et les collectivités à s'équiper de solution de chaleur renouvelable (géothermie, solaire thermique, bois énergie...).

Alors que le gouvernement a reconduit le Fonds chaleur à son niveau de 2024, soit 800 millions d'euros, une partie de ce montant est régionalisé et géré depuis le 1er janvier par la Région Bretagne.

10,8 millions d'euros pour 250 projets

« L'Ademe délègue à la Région, à la demande de cette dernière, l'attribution des subventions et de concours financiers en matière de transition énergétique et d'économie circulaire, et ce, dans le cadre du contrat de plan État-Région » a précisé Sylvain Waserman, son président, lors d'une visite de l'entreprise mi-mars.

10,8 millions d'euros sur trois ans contribueront ainsi à financer des projets de production de chaleur à partir d'énergies renouvelables et faciliteront le déploiement de réseaux de chaleur. Environ 250 projets pourraient être financés d'ici à 2027.

Baptisé Contrat chaleur renouvelable Bretagne (CCRB), et permis par la loi 3DS de décentralisation, le nouveau fonds est éligible à toutes les petites entreprises et associations, soit pour réaliser des études de faisabilité, soit pour financer les travaux d'installation de projets de toutes tailles.